Accueil d'une famille de réfugiés

De Alep à Versailles...

Article paru dans "L'écho du quartier"...

 

D'ALEP à VERSAILLES ...

Le quartier et la paroisse sainte Bernadette accueillaient voici bientôt trois ans une famille syrienne qui avait fui la ville d'Alep en Syrie dont on se souvient que cette ville était en pleine guerre.
Cette famille qui nous avait été adressée par l’œuvre d’Orient a commencé son périple d'adaptation à notre vie versaillaise. C’est la maman qui est arrivée en premier avec sa fille, étudiante en faculté, ainsi qu'une autre fille et son mari.

La paroisse s'était mobilisée pour être à même d'accueillir dignement cette famille. Un petit groupe s’est constitué pour apporter plus concrètement les « coups de main » indispensables, et orienter vers les administrations et les différents lieux d'accueil.
La maman et ses filles parlaient déjà assez bien le français, mais on sait que le français est une langue difficile. Par conséquent quelques compléments d'apprentissage de notre langue s'imposaient.

Le jeune couple a eu en 2016 une adorable petite fille et, le logement devenant exigu, tous trois sont partis à Sartrouville où ils ont également été pris en charge par une équipe d'accueil. Le mari a trouvé un emploi à Paris, ce qui arrange bien la situation.

La guerre se poursuivant, F., le mari, a pu quitter Alep en 2017 et rejoindre son épouse et ses filles à Versailles. Il a dû s'astreindre à l’apprentissage du français, et très vite le problème de l'emploi s’est posé : il vient récemment de trouver un travail dans le milieu de la restauration, assez loin de Versailles, surtout quand il faut revenir en pleine nuit par les transports en commun ! Son épouse caressait un autre projet : créé, une activité de préparation de plats syriens à emporter. Elle a suivi une formation, est passée par les inévitables, longues et multiples démarches nécessaires à la création d'entreprise, jusques et y compris le suivi d'une formation. Mais, courageusement, elle s'y est mise, accompagnée par les associations spécialisées. Tout n'est pas terminé dans la mise en route de cette activité, mais les choses sont bien avancées.

 

Ils disent tous avoir été bien accueillis par l'environnement, même s'il n'est pas évident quand on vient de Syrie, de s'accrocher pleinement et rapidement à la communauté locale, alors que les soucis pour ceux qui sont restés au pays prennent souvent le dessus et font encore tomber de temps en temps quelques larmes... Heureusement, il y a aussi eu les possibilités de contacts avec les communautés syriennes en région parisienne, ce qui ne favorise peut-être pas l'apprentissage du français mais permet d'avoir des relations dans la langue de son pays !

Dans une ville comme Versailles comme en d'autres lieux, le souci de l'autre et l'ouverture à ceux qui ont dû quitter leur pays pour sauver ce qui pouvait encore l'être, sont l'expression d'une exigence heureusement partagée par beaucoup.

Le projet d’accueil d’une famille de réfugiés est devenu une réalité.

La famille, originaire d’Alep en Syrie, a été accueillie le 22 février par l’équipe du projet puis a été présentée à la communauté paroissiale le 6 mars lors de la messe et au cours de l’apéritif dominical qui a suivi. L’accueil a été très chaleureux.

 

Arrivés en France, fin 2015, la maman Hala Louka,  épouse de Mr Sarkis, ses deux filles Joud et Nour et Salim Jallouf, mari de Nour, ont emménagé dans un appartement proche de l’église Sainte Bernadette.

 

Cet appartement privé a été offert à la location, dans des conditions très favorables, à la Société Saint Vincent de Paul (SSVP). Celle-ci l’a à son tour mis à la disposition temporaire de la famille par le moyen de la médiation locative, domaine dans lequel la SSVP a une grande expérience. La paroisse intervient financièrement dans le processus grâce aux dons collectés pour cette opération.

 

La famille profite désormais avec satisfaction de l’appartement équipé. Sous peu, une liaison Internet définitive donnera accès à des informations directes du Moyen-Orient et à des liens facilités avec la famille restée à Alep.

 

Hala, Joud et Nour parlent déjà correctement français, Salim débute. Tout le monde suit assidument des cours de français à Paris (L’Oeuvre d’Orient), suivis de séances de conversation. Salim s’oriente vers des cours à Versailles.

 

Les démarches pour l’obtention du statut de réfugié se poursuivent normalement, ce qui ne veut pas dire aussi vite que la famille le souhaiterait. Chacun a obtenu les aides liées au statut de « demandeur d’asile » dont la CMU. Tous bénéficient également de l’épicerie solidaire du Secours Catholique (G.A.F).

 

Des bicyclettes, bien utiles en ce début de printemps, leur ont été fournies par l’équipe vélos.

 

La maison de quartier Bernard de Jussieu leur a réservé un excellent accueil. Ils y pratiquent des sports et activités artistiques.

 

Les jeunes femmes Joud et Nour avancent dans leurs démarches pour intégrer une université (architecture et biologie) à la rentrée d’octobre 2016.

 

Il n’y a pas de recherche d’emploi en cours, leur statut ne leur permettant pas de travailler pour l’instant.

 

Au delà des relations nouées avec des paroissiens pour les divers dossiers, des contacts amicaux se développent.

 

La poursuite de la guerre à Alep est un grave souci pour eux, d’autant plus que de la famille proche est encore là bas. En lien avec le diocèse, l’équipe de pilotage du projet est très attentive à cette préoccupation majeure.

 

Les dons en argent et en nature de paroissiens et d’associations ainsi que les offres de services permettent à cet accueil d’exister sur tous les plans dans de très bonnes conditions.  La mobilisation de tous ceux qui ont été sollicités a été formidable. Merci au nom du groupe de pilotage.

 

 

Nous retrouverons avec joie la famille à « la messe des peuples » le 15 mai prochain jour de Pentecôte ………

Rencontre de la famille

Nous venons de faire connaissance avec la famille SARKIS, famille de réfugiés syriens chrétiens, qui est confiée à notre paroisse. Les 4 membres de la famille ont rencontré le Comité de Pilotage et quelques autres paroissiens au cours d'une rencontre  amicale le jeudi 21 janvier. Ils arriveront très prochainement dans notre paroisse.

Prochaine réunion

La prochaine réunion est fixée au mardi 26 janvier à 20h30 sous le presbytère. Les démarches d'affectation d'une famille sont plus complexes que prévu mais nous avons bien progressé.

 

D'autres infos suivront sur l'édito de la feuille de messe de dimanche 17 janvier, date de la 102e journée du migrant et du réfugié.

Le projet

« Tu accueilleras l’immigré comme toi-même » Lv 19,34

 

Le pape François a demandé que « dans un geste concret, en préparation du jubilé de la miséricorde qui débute en décembre, chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe, accueille une famille » Notre évêque a relayé cet appel auprès des paroisses des Yvelines.

 

La paroisse Sainte-Bernadette s’est donc engagée dans le processus d’accueil d’une famille de réfugiés. Les paroissiens ont été invités le 30 septembre dernier à une réunion qui a fait apparaître les conditions dans lesquelles cette opération pourra être conduite. Plus de cinquante paroissiens ont manifesté la volonté de participer à ce projet. Toutefois, la démarche concerne tous les paroissiens et elle engage la paroisse tout entière, aussi longtemps que la famille que nous allons accueillir devra se reconstruire, retrouver la dignité, la liberté et la paix. Il est donc important que tous les paroissiens, quels que soient leurs conditions et leurs moyens, se sentent concernés et y participent selon leurs possibilités réelles. Aucun don, aucune participation ne seront considérés comme insignifiants ou insuffisants.

 

Des propositions de logement sont à l’étude. Dès qu’elles auront pu être concrétisées, la paroisse se manifestera pour que lui soit affectée une famille de réfugiés.

 

Une association se crée pour coordonner les participations de toute nature : identifier le logement qui pourra être mis à disposition de la famille avec les aspects matériels et financiers qui en découlent, mais aussi des participations actives :

  • Aide dans les relations avec les administrations et les Pouvoirs Publics,
  • Accoutumance réciproque (nos codes ne sont pas les leurs),
  • Accueil sous diverses formes,
  • Apprentissage du français et conversation française,
  • Scolarisation,
  • Soutien scolaire,
  • Suivi de la famille,
  • Prise en charge médicale,
  • Ouverture aux activités et à l’emploi,
  • Gestion budgétaire, etc.

Il faut maintenant concrétiser. Un Comité de pilotage coordonnera ces différentes participations qui permettront d’accompagner en permanence la famille pendant le temps qu’il faudra.

 

Le site internet de Sainte-Bernadette donnera régulièrement des informations sur la famille qui sera accueillie, sur le développement des collaborations exercées et attendues.