Edito du 6 septembre 2015

Un même Dieu d’amour entre l’Ancien et le Nouveau Testament


Dans son épreuve de l’Exil à Babylone, le peuple d’Israël est saisi par le découragement et le désespoir. Mais Dieu veille et, par les prophètes, il annonce qu’il va agir en faveur de son peuple, annonçant déjà l’action libératrice du Christ. Tous les sens, la vue, l’ouïe, le toucher, etc. par lesquels s’opère la relation de l’homme à Dieu, à ses semblables et au monde seront rendus vraiment opérants.Ils seront physiquement et spirituellement évangélisés.


Le problème, c’est que cette venue inouïe de Dieu en personne est associée à sa vengeance ! Ce qui, à nos yeux est intolérable pour parler de lui. Ce type de propos aura hélas contribué au rejet du Dieu de l’Ancien Testament. Or c’est bien le même Dieu qui se révèle tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament ! Ce n’est pas Dieu qui change mais la perception que nous en avons au cours des siècles. C’est au fil des générations que les hommes ont affiné leur compréhension de Dieu, et c’est, peu à peu, que nous-mêmes découvrons qui il est. Nous sommes donc appelés à mieux lire les Écritures, à laisser nos oreilles, nos yeux, notre coeur s’ouvrir pour mieux accueillir le Seigneur qui sans cesse vient à nous.


L’incarnation de Dieu en Jésus Christ nous manifeste que sa vengeance et sa revanche résident en fait dans sa miséricorde et son salut proposés à tous. La vengeance suprême de Dieu, c’est de sauver ! Ce qu’il rejette, c’est le mal sous toutes ses formes qu’il ne confond pas avec le pécheur dont il espère inlassablement la conversion.


Extrait des Fiches dominicales