Edito du 3 mai 2015

Dieu, plus grand que notre cœur !


Nous sommes appelés à nous laisser aimer, mais aussi à aimer, ainsi le répète inlassablement, la 1ère lettre de saint Jean.


Le désir d’aimer et d’être aimé habite tout être humain jusque dans ses conduites les plus stupéfiantes, jusque dans ses aveuglements et ses aberrations.


Si Jésus ose affirmer : « Le Fils de l’Homme est venu sauver ce qui était perdu », c’est bien que sa connaissance du cœur humain le conduit dans ses profondeurs extrêmes. Son Amour relève et guérit en révélant – à qui s’ouvre à la Lumière – jusqu’à quelle profondeur cet Amour désire nous transformer ! Pour Jésus, personne n’est jamais perdu !


Mais l’expérience de l’Amour qui guérit ne peut se réaliser en nous que dans la mesure où nous travaillons à « nous connaître tels que nous sommes connus » par

Celui qui nous a aimés le premier.


Quelqu’un, très éprouvé par la vie, m’écrivait : « C’est dans la mesure où je me connais vraiment que ma relation au Dieu de Jésus-Christ est réellement ajustée. Et de même pour ma relation aux autres. » Quelle belle découverte !


Pour connaître l’infinie tendresse du Christ qui nous relève par l’Esprit de Vie, puissions-nous travailler à mieux nous connaître en vérité. Alors nous comprendrons ce que veut dire : « Même si notre cœur venait à nous condamner, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toute chose. ».


Nous serons sur le chemin de l’authentique humilité, qui a pour autre nom la Vérité.


P. Claude Touraille