Edito du 26 avril 2015

Je suis le bon pasteur


Jésus se présente comme le bon pasteur. Comme souvent, Jésus utilise une image de

la vie quotidienne de l‘époque mais aussi, ici, une référence à l’Ancien Testament comme l’affirme le psaume 22 : « Le Seigneur est mon berger, je ne  manque de rien ».


Et pour être sûr de bien se faire comprendre, il se démarque fortement du mercenaire.

Qu’est-ce donc qu’un mercenaire ? Un philosophe du XVème siècle le définissait ainsi : « En temps de paix, le mercenaire dérobe ; en temps de guerre, il déserte ».

Alors, oui le Bon Pasteur est vraiment l’anti-mercenaire,


Et il est important d’écouter sa voix sans se laisser abuser par des figures contemporaines reflétant l’attitude du mercenaire. Mais comment reconnaître sa voix ? L’évangile nous apprend que le vrai berger tisse des liens profonds et réciproques avec ses brebis jusqu’à donner sa vie pour elles. Cette voix nous appelle aussi à sortir de nous-mêmes, de cet enclos chaleureux, à oser aller vers les périphéries, à se risquer à la marge du troupeau pour témoigner de la joie d’écouter et de suivre le seul, vrai Bon Pasteur.