Edito du 19 avril 2015

Sans la perspective d’une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle. Enfermé à l’intérieur de l’histoire, il risque de se réduire à la seule croissance de l’avoir. L’homme perd ainsi le courage d’être disponible pour les biens plus élevés, pour les grandes initiatives désintéressées qu’exige la charité universelle. L’homme ne se développe pas seulement par ses propres forces. […] Le développement demande une vision transcendante de la personne ; il a besoin de Dieu : sans Lui, le développement est nié ou confié aux seules mains de l’homme, qui

s’expose à la présomption de se sauver par lui-même et finit par promouvoir un développement déshumanisé.


Benoît XVI, L’Amour dans la vérité