Edito du 16 novembre 2014

« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire »


Voilà ce que nous répondons au prêtre qui dit ou chante : "Il est grand le mystère de la foi". Ce moment de la messe s’appelle Anamnèse. Ce mot, venu du grec, signifie  "se souvenir, rappeler à l’esprit, remonter à la surface de la mémoire, faire mémoire". L’anamnèse, c’est le moment où l’assemblée se souvient de la mort, de la résurrection du Seigneur et exprime l’attente de sa venue dans la gloire. On l’appelle aussi le "souvenir eucharistique".


Rappelons-nous que c’est par sa mort et sa résurrection que le Christ nous a sauvés. Aussi, par l’anamnèse, l’Eglise proclame haut et fort sa reconnaissance à Dieu qui a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle. 


Liturgiquement, l’anamnèse est toujours une interpellation directe au Seigneur Jésus. Toute l’assemblée est invitée à chanter. Bien qu’étant de l’ordre du souvenir, l’anamnèse est aussi et surtout une proclamation de l’oeuvre du Christ dans l’aujourd’hui de nos vies. Elle est une profession de foi qui redit l’essentiel, un raccourci du credo. Elle est un cri de louange qui monte vers Jésus présent sur l’autel et dans l’assemblée. Elle est un hommage pour Lui dire merci d’avoir fait tout cela pour nous il y 2000 ans, mais aussi et surtout parce qu’il continue de le faire aujourd’hui encore.


Dans la nuit de notre monde, dans le tumulte de nos vies, dans le brouillard de nos journées, au cœur de l’assemblée eucharistique, ce cri de l’anamnèse monte. Nous redisons que l’Amour est plus fort que la haine, que la vie a vaincu la mort et que nos difficultés n’auront pas le dernier mot sur nous. Oui, nous réaffirmons avec toutes les fibres de notre corps que la mort et la résurrection du Christ sont prémices de victoire ! Cette victoire obtenue à la suite du combat au calvaire se renouvelle sur l’autel et elle se poursuivra jusqu’à la consommation de siècles. Tel est le sens théologique et liturgique de l’anamnèse.


Louis-Pasteur +