Edito du 14 décembre 2014

Dieu vient nous visiter, soyons dans la joie !


"La JOIE DE L’ÉVANGILE remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.


Les livres de l’Ancien Testament avaient annoncé la joie du salut, qui serait devenue surabondante dans les temps messianiques. Le prophète Isaïe s’adresse au Messie attendu en le saluant avec joie : «Tu as multiplié la nation, tu as fait croître sa joie » (9,2). Et il encourage les habitants de Sion à l’accueillir parmi les chants: «Pousse des cris de joie, des clameurs »(12,6). Qui l’a déjà vu à l’horizon, le prophète l’invite à se convertir en messager pour les autres: « Monte sur une haute montagne, messagère de Jérusalem » (40,9). Toute la création participe à cette joie du salut: « Cieux criez de joie, terre, exulte, que les montagnes poussent des cris, car le Seigneur a consolé son peuple, il prend en pitiés ses affligés » (49,13).


L’Ėvangile, où resplendit glorieuse la Croix du Christ, invite avec insistance à la joie. Quelques exemples suffisent:«Réjouis-toi » est le salut de l’ange à Marie (Lc 1, 28). La visite de Marie à Ėlisabeth fait en sorte que Jean tressaille de joie dans le sein de sa mère (cf. Lc 1, 41). Dans son cantique, Marie proclame: «Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur »(Lc 1,47).


Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. Cependant, je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure. Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout. Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause de graves difficultés qu’elles doivent supporter, cependant

peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis."


Pape François—Exhortation apostolique—La Joie de l’’Evangile, Février 2014 (N° 1, 4, 5 & 6).